Le dimanche 29 janvier 2017, à Paris, l’équipe de France de handball a ajouté un nouveau titre de champion du monde à son palmarès en battant la Norvège 33 à 26. Il s’agit du 6ème sacre mondial, une performance rare tout sport confondu.
Dans un AccorHotels Arena bondé, « les experts » ont pourtant vécu une première mi-temps difficile face à des adversaires bien décidés à montrer jusqu’au bout de la compétition que leur wild-card était bien légitime. « On a pris une leçon de handball pendant vingt-cinq minutes, on s’est fait défoncer par les Norvégiens, témoigne Philippe Bana, le directeur technique national. Aussi, il aura fallu attendre les dernières minutes avant la pause pour que les français reprennent le dessus grâce à une implacable contre-attaque de Valentin Porte portant au buzzer le score à 18 contre 17.
En seconde période, dès les premiers instants après le retour des vestiaires, la messe est dite. La France accentue alors progressivement mais irrémédiablement son avance, portée par un public tout entier acquis à sa cause dans l’ex-Palais omnisports de Paris-Bercy. Devant leurs téléviseurs, les supporters sont eux près de 9 millions à vibrer avec les bleus.
La nouvelle victoire des handballeurs français est aussi celle d’un système que les commentateurs sportifs comme le monde de l’entreprise ne finissent plus de glorifier, celui d’une équipe qui a su s’inventer puis développer ses potentiels depuis 25 ans. Chacun souligne notamment l’intelligence avec laquelle l’effectif se renouvelle dans la continuité, à l’image des 2 gardiens : Thierry Omeyer, 40 ans, capitaine maintenant cinq fois champion du monde, passa le relais pendant la finale à son dauphin, le flamboyant Vincent Gérard.
